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Renée Langlet

Publié le 14 juin 2018

Figure féminine du militantisme communiste, Renée Langlet a longtemps été la seule élue communiste et la seule femme à siéger au sein du conseil général du Pas-de-Calais.

Renée Élise Augusta Boviard naît le 30 novembre 1910 à Calais, d'un père sous-brigadier aux douanes et d'une mère ménagère. Elle épouse Maurice Alfred Langlet à Calais le 24 décembre 1935. Elle exerce les professions de ménagère puis de sténodactylographe. Elle meurt le 13 septembre 1986.

Engagée dans la Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale (comités féminins de Calais et dans l'Aisne), elle commence à militer aux côtés de Félix Cadras [note 1] (fusillé au Mont-Valérien en 1942).

Militante féministe, elle préside le comité local calaisien de l'Union des femmes françaises de 1947 à 1950. Elle est, par ailleurs, secrétaire fédérale de la fédération Nord-Maritime du Parti communiste français (1950-1954), puis membre du comité fédéral (de 1954 à mai 1956, date de la dissolution de la fédération).

Son parcours politique l'amène à plusieurs reprises à briguer le suffrage des électeurs. Conseillère municipale de Calais de 1947 à 1959, puis de 1969 à 1977, elle participe à la reconquête de la ville par la gauche en 1971 auprès de Jean-Jacques Barthe. Elle assure la fonction d’ordonnateur du bureau d'aide sociale de Calais.

Conseillère générale du canton de Calais-Sud-Est à partir du 11 juin 1961 (elle remporte l'élection avec 114 voix de plus que le sénateur Georges Boulanger), elle siège au sein du 2e bureau, chargé des questions d'aide sociale, prévoyance, santé et famille, puis à la Commission départementale. Elle quitte l'assemblée départementale en 1979.

Elle se présente à plusieurs reprises aux élections législatives comme candidate suppléante de Marceau Danel (1962, 1967, 1968), puis devient députée suppléante de Jean-Jacques Barthe (mandat de mars 1973 à avril 1978), profitant du vide laissé à droite par le départ de Jacques Vendroux, le député sortant.

Elle est par ailleurs très active au sein du milieu associatif, en particulier dans son quartier du Petit Courgain. 

La municipalité de Calais lui a rendu hommage en donnant son nom à une école maternelle de la ville.

Pour aller plus loin

  • Acte de naissance (état civil de Calais, acte de naissance, 1910, n° 2041) : http://archivesenligne.pasdecalais.fr/ark:/64297/a40aeb09d281ff059a71867bf6c8a4e6
  • 1 W 44050 : Élections législatives de 1956 ; 1 W 28047 : Élections législatives de 1962 ; 1 W 45540 : Élections législatives de 1967.
  • 1 W 25160/1 : Condamnation de Renée Langlet, secrétaire de l'UFF, pour avoir organisé une manifestation non autorisée (1950).
  • Journal Liberté, 16 septembre 1986, article nécrologique : "Renée Langlet était l'exemple d'une femme qui a donné à notre idéal le meilleur d'elle-même".

[note 1] : Voir sa notice biographique : http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article18333.

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Vue en coupe d'un pont sous-marin.

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