Bien que l’importance de la médicalisation de la naissance soit établie depuis le XVIIIe siècle, l’affirmation de la sage-femme sur la matrone peine à se mettre en place hors des grandes villes. Jugées incompétentes et responsables de la mort des nouveau-nés et des femmes en couche, les matrones font l’objet de critiques violentes de la part des sages-femmes ayant reçu une véritable formation médicale.
Jusque dans les années 1920-1930, les naissances à l’hôpital – qui ne concernent que les filles-mères et les femmes de basse condition sociale - sont plus dangereuses qu’à domicile, en raison des infections et notamment de la fièvre puerpérale. Il faut attendre les années 1950-1960, les progrès de l’obstétrique et des accouchements "sans douleur", pour que la majorité des femmes mettent au monde leurs enfants en milieu hospitalier.